samedi 1 octobre 2016

Jeudi 29 septembre : Premier jour du Symposium Satellite à Xiamen en Chine


A la dernière conférence sur la fusion froide (ICCF19) à Padoue, les Japonais et les Chinois voulaient chacun organiser la prochaine conférence. Il fut décidé de faire la conférence principale à Sendai au Japon du 3 au 7 octobre, et un symposium les 29 et 30 septembre à Xiamen en Chine.

Ce symposium est organisé par l’université de Xiamen, avec le soutien logistique de l’université dans ses locaux. Une cinquantaine de participants sont venus. Ils seront plus nombreux à Sendai, car beaucoup ont hésité à faire un long voyage de près de deux semaines. Il faut dire que pour pigmenter un peu la situation, un typhon était annoncé, et plusieurs participants ont étés piégés dans leur dernier aéroport pour la nuit, car tous les vols étaient interdits. Finalement, le typhon nous a évité, nous n’avons perçu qu’une tempête tropicale !

Zhong-Qun Tian, l’organisateur de cette conférence, nous a accueilli en nous informant qu’un programme gouvernemental était en place auprès de quatre universités chinoises pour étudier la fusion froide.

Peter Hagelstein, du MIT aux Etats-Unis a fait un rappel historique de tout ce qui avait été fait dans les premières années de la fusion froide. Il a montré à quel point déjà les résultats positifs étaient convainquant pour prouver la réalité du phénomène. Les excès de chaleur ont été montrés aussi bien avec le palladium et l’eau lourde, mais qu’avec le nickel et l’eau ordinaire.

Ping Chen, du Dalian Institute of Chemical Physics en Chine, a étudié les différents métaux et alliage pour le stockage d’hyrogène. Bien que ce sujet ne soit pas directement de la fusion froide, il est quand même intéressant, car le taux de chargement en hydrogène est un facteur critique en fusion froide.

Melvin Miles de l’Université de LaVerne aux Etats-Unis a développé le modèle mathématique permettant à Martin Fleischmann d’avoir une précision de 0.1% grâce à des mesures de température au millième de degré, et à une compréhension de la chaleur dégagée en mode dynamique. Le calorimètre développé par Fleischmann et Pons était d’une très grande simplicité et d’une excellente précision, mais très peu de personnes ont compris ses qualités.

Yasuhiro Iwamura de l’Université de Tohoku au Japon a présenté les quatre directions de recherche de son équipe :
1-    L’excès de chaleur dans des matériaux nano structurés en Pd-Ni obtenus par décharge plasma sur des substrats de nickel et palladium en hydrogène et deutérium. Les excès de chaleur sont reproductibles, quoique pas de même grandeur.
2-    Expériences avec des nano particules d’alliage Ni-Pd entourées de ZrO2 en hydrogène et deutérium.
3-    La production de praséodyme par diffusion de deutérium sur des couches alternées Pd/CaO recouvertes en dernière couche de césium. Les techniques utilisées pour détecter la présence de praséodyme sont multiples : XPS, ICP-MS, SIMS TOF-SIMS et XRF.
4-    Expériences de transmutations dans le but de transmuter les déchets nucléaires radioactifs.

Gui S. Huang, de l’Université Tsinghua à Pékin, a parlé du modèle de réaction hydrogène/lithium. Il fait partie de l’équipe du professeur Xing-Zhong Li, organisateur du symposium, mais qui n’a pas pu venir à cause de problèmes de santé. Le modèle développé depuis des années par Li suppose qu’une réaction p+Li-6 se produise à énergie nulle grâce à un phénomène de résonnance. Dans ce cas, on devrait produire soit He-3+He-4, soit avec p+Li-6+e, du Li-7+ neutrino. Ce modèle montre aussi qu’une augmentation de la température améliore la probabilité de réaction, comme observé par Pons et Fleischmann.

Hang Zhang, du laboratoire Quiran, Xi An à ShanXi en Chine a étudié le système nickel plus hydrogène et LiAlH4. Il a amélioré le travail fait précédemment par Songsheng Jiang qui avait eu des problèmes avec la fiabilité des thermocouples. Son système de chauffage du réacteur se faisant de l’extérieur par un four, quand il n’y a pas de chaleur anormale, la cellule est plus froide que le four. A partir de 800°C, il y a une inversion des températures indiquant un excès de chaleur. L’estimation est de 14 Watts avec une puissance de chauffe de 750 Watts, soit 2% d’excès.

George Miley, de l’Université de l’Illinois à Chicago a développé les résultats de ses travaux d’électrolyse avec des cathodes formées de multi couches palladium/nickel, ainsi que les résultats avec des nano particules de palladium recouvertes de ZrO2. Il a calculé en particulier que l’énergie de liaison des défauts atomiques était de 0.65eV. Il veut créer des défauts dans le réseau cristallin où vont pouvoir se loger les atomes d’hydrogène.

Michael Halem, de LENR invest, une société qui a investi dans la société Brillouin a décidé de vérifier par lui-même si le système fonctionnait comme annoncé. Le système de Brillouin qu’il a étudié se compose d’un tube de nickel chauffé ayant suivi un traitement particulier dans lequel circule de l’hydrogène. Une circulation d’argon à l’extérieur du tube dans une enceinte contenant le tube sert à refroidir et à mesurer la quantité de chaleur produite. Dans le système, ils rajoutent également un signal RF. Ses mesures ont donné un excès de 20 Watts pour une puissance de 80 Watts. Il est personnellement rassuré à 90% que ses mesures sont justes.

Jian Tian du laboratoire Clean Energy Technology de l’Université de Changchun en Chine a fait un rappel historique de ce qui s’est passé avec le système nickel hydrogène. Dès les débuts de la fusion froide, le système électrolytique nickel avec K2CO3 a donné des résultats positifs et reproductibles.

Song-Huan Ding de l’Université de Xiamen en Chine a développé une théorie proposant que la stimulation des phonons de surface pouvait contribuer aux réaction de fusion froide.

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